23 novembre 2005
Le meuble dans le monde : 200 milliards d’euros
La production mondiale de meubles est évaluée à environ 200 milliards d'€. Les principaux producteurs sont: l'Union Européenne, l'Asie Océanie, le Japon...
Quant au CSIL, il a analysé le marché du meuble dans une cinquantaine de pays et les classe en trois groupes.
- Le premier regroupe les six grandes puissances industrialisées : Etats-Unis, Allemagne, Japon, Italie, France et Royaume-Uni auxquelles viennent s’ajouter la Chine et le Brésil, des pays dans lesquels la consommation annuelle de meubles dépasse 10 milliards de dollars.
- Le second ensemble regroupe des pays dont le marché du meuble est évalué entre 5 et 10 milliards de dollars : l’Espagne, le Mexique, le Canada, la Corée, l’Australie et les Pays-Bas.
- Tous les autres pays possèdent des marchés intérieurs inférieurs à 5 milliards de dollars.
78 % de la production en nombre de pièces est concentrée dans les pays développés. Ensemble, ils représentent 61 % de la valeur totale mondiale. D’importants et récents investissements ont permis à la production en Chine, au Mexique et en Pologne, trois pays spécialement organisés pour l'exportation, d’augmenter très rapidement. Leur arrivée sur le marché est une menace pour le secteur de l’ameublement dans les pays les plus industrialisés.
A contrario, l’ouverture des marchés constatée au cours des dernières années et l'accroissement de la consommation mondiale pourraient constituer deux opportunités. Souvenons-nous, par exemple, qu’aux Etats-Unis, le déficit de la balance commerciale en matière de meubles dépasse 10 milliards de dollars. Une chance à saisir par tous les producteurs de meubles ! Prenons également en compte l’arrivée, depuis les pays en voie de développement, de centaines de millions de consommateurs au pouvoir d'achat croissant et s’inscrivant dans un certain mouvement de mondialisation des goûts. Remarquons que l'Allemagne, qui possède actuellement 70 % des entreprises polonaises du meuble, l’Italie et à un moindre degré la France ont su se créer de nouveaux marchés, vers l’ancienne Europe de l’Est. Certains sont même devenus des bases de départ pour exporter vers l’Europe Centrale.
Dans ce contexte, les entreprises les plus compétitives qui seront capables de mener à bien des stratégies innovatrices prenant en compte l’emploi de nouveaux matériaux, l’utilisation de designs forts, la compréhension des évolutions des comportements des consommateurs et celle des besoins de la distribution, pourraient parvenir à développer leur part de marché.
Source : IFA - Industires Fançaises de l'ameublement
LISTE DES SALONS DU SECTEUR
LISTE_DES_SALONS_DU_SECTEUR.doc
ET SI L'ACHAT ETAIT UN MOMENT DE PLAISIR?
Après une course effrénée aux petits prix ou une recherche frénétique de "la marque", les consommateurs se laissent de plus en plus séduire par "l'achat plaisir". Suite à notre dernière étude* relative aux comportements d'achats sur le secteur exclusif de la décoration, notre panel a largement insisté sur la notion de se faire plaisir en achetant un produit. C'est dans la notion de "rassurance" qu'il recherche le ou les produits devant participer à son bien-être. La subjectivité de cette notion passe évidemment par des formes (rondes), des couleurs (du tonic au naturel). Le prix quant à lui intervient, dans le processus d'achat, en troisième position. "L'achat plaisir est un refuge contre la morosité ambiante."
Attention néanmoins : notre étude nous démontre que le consommateur, de plus en plus informé sur les prix (confrontation des produits, comparatifs sur le web...), est très opportuniste dans sa façon d'acheter.
* étude source à I,D réalisée sur un panel de 300 consommateurs et consommatrices - septembre 2006
Site Internet: www.source-a-id.com
06 décembre 2005
Les tendances actuelles en matière de sièges et fauteuils
De plus en plus, les sièges et fauteuil façon années 70 avec des coloris pimpants, des matières et tissus étonnants refont surface dans nos intérieurs.
Même si ces objets ne refont leur apparition que de manière cyclique, ils s'adaptent aux époques tout en rappelant l'intérieur rétro des années 70.
Certains modèles nous rappellent qu'un seul pied (en métal le plus souvent) peut suffire à un fauteuil ou une chaise. D'autres reposent traditionnellement sur quatre pieds mais sont surélevés (et les tables avec), façon bar, idéal pour un verre ou une soirée entre amis, notamment parce que ce type de mobilier s'adapte fort bien aux espaces restreints. Ensuite, de nouvelles formes et matières entrent dans nos intérieurs avec des canapés aux formes arrondies (forme de courbe légère idéale pour s'allonger, ou en forme de bouche invitant à un peu plus de fantaisie).
A l'heure actuelle, toutes les audaces sont permises. En matière de salons et séjours, les sièges et fauteuils peuvent revêtir diverses formes et hauteurs (formes carrées ou arrondies, courbées, et soit proches du sol ou surélevés) et adoptent différents tissus, matières et couleurs (couleurs vives, étoffes variées, douces, imitation peau, cuir et même matière plastique). Il ne tient plus qu'à vous de choisir le ou les modèles qui vous conviennent selon l'ambiance que vous désirez créer dans votre intérieur.
09 décembre 2005
la France - un haut lieu de la création en mobilier
Cliquez sur le lien pour lire l'article disponible sur le site du webmagazine www.source-a-id.com destiné à l'ameublement et la décoration d'intérieur. Ce site est une mine d'infos utiles et pratiques pour tous les passionnés de déco. En plus d'être une mine d'infos sympas, ce site fait également la promotion de créateurs et artistes en nous faisant découvrir leurs oeuvres.
Url de l'article: http://www.source-a-id.com/Prospect/P_player.php?Num=0&ID=208
10 décembre 2005
2004, les français sont de nouveau séduits par le meuble!
La consommation de meubles 2004, en progression
de 3,1 %.
La consommation des ménages
français en meubles neufs, s’établit en 2004, à 8,57 milliards d’euros, une
progression de 3,1 % par rapport à l’année précédente. Cette reprise souligne
l’engouement des Français pour l’aménagement de leur maison. Elle s’exprimait
surtout depuis deux à travers une forte demande d’information, sans passage à
l’acte d’achat.
Une tendance qui s’est donc retournée comme en atteste notamment la vigueur de
l’investissement immobilier et provoque la concrétisation des projets
d’ameublement. Ce retour à la croissance du marché est confortée par la baisse
du taux d’épargne, les conditions de financement avantageuses et les dernières
mesures gouvernementales concernant la donation. Ce mouvement est encore
soutenu par ce particularisme de notre pays à proposer une incroyable diversité
de produits et de styles. On recense en France 21 styles historiques, 14 styles
régionaux enrichis par un souffle d’exotisme et par tous les courants de la
création contemporaine. C’est peu dire combien l’innovation est importante sur
ce marché !
Dans le même temps, les autres biens de consommation : l’électroménager, la
chaussure, l’habillement restent stables, l’électronique grand public connaît
une bonne progression et l’alimentaire recule.
16 décembre 2005
Bilan 2004 et perspectives 2005
Christophe GAZEL
Directeur général de l’IPEA
Créé il y a 25 ans par les distributeurs et les fabricants de meuble en France, l’IPEA est l’institut de promotion et d’étude de l’ameublement. Il a pour but d’analyser le marché ainsi que les modifications de comportement des consommateurs par rapport au meuble. Depuis quelques mois, l’institut entend développer une démarche sur l’univers de la maison, du meuble aux produits de décoration. L’institut observe les marchés français et étrangers et s’appuie sur des méthodologies d’enquêtes consommateurs.
I. La mondialisation du secteur de l’ameublement
La mondialisation du secteur de l’ameublement est un phénomène nouveau. La Chine est en effet depuis deux ans le premier exportateur d’ameublement, loin devant l’Italie, et commerce principalement avec les Etats-Unis. Les produits pour les marchés européens achetés en Chine sont essentiellement des produits à destination de la distribution. A l’inverse, les produits pour les marchés américains produits en Chine et en Asie sont fabriqués par des entreprises américaines qui ont délocalisé leur production. Pour assurer des échanges commerciaux dans le domaine de l’ameublement, l’essentiel est d’être doté de réseaux de distribution et d’acheteurs bien organisés. Les produits qui ont vocation à être de plus en plus importés d’Asie sont principalement des produits qui nécessitent beaucoup de main d’œuvre comme les produits de haut de gamme. En revanche, tous les produits basés sur des process industriels sont globalement épargnés par ce phénomène.
Au vu des principaux importateurs mondiaux de meubles, la France arrive en quatrième position alors que son marché n’est pas aussi important. Avec un marché de plus de 8 milliards d’euros, la France parvient à importer de nombreux meubles en raison de la concentration et de l’organisation optimale de la distribution en France. Conforama, le premier distributeur en France, pèse pour 17 % du marché alors que les leaders de la distribution aux Etats-Unis ne représentent que 6 % du marché.
II. Les caractéristiques du marché français du meuble
1. Le parc d’ameublement des ménages français
L’analyse du parc d’ameublement des français met en évidence la forte part des meubles de style ancien classique, malgré la forte croissance des meubles modernes, contemporains voire exotiques depuis quelques années. Plus de 6 millions de français déclarent être meublés dans un style rustique, campagnard ou ancien. Près de 6 millions de Français sont meublés en style classique, comme le Louis Philippe en merisier. En outre, 3,8 millions des ménages, soit 11 % des ménages français sont meublés dans le style jeune habitat. Ces personnes âgées en majorité de moins de 35 ans accordent une priorité à la fonctionnalité et non au design. 11 % des ménages français sont meublés dans un style qu’ils qualifient de naturels, pour des meubles datant des années 50, 60 et 70. 8 % des ménages français sont meublés en meubles exotiques (canapés, tapis, tentures, coussins, meubles meublants). 7 % des ménages français sont meublés en style provence, notamment dans la région du Sud-ouest. 6 % des ménages français sont meublés en style luxe, des produits haut de gamme ou ornementales les populations étrangères étant principalement intéressées par des produits dorés ou clinquants. Enfin, 6 % des ménages français sont meublés en style contemporain.
2. L’état des lieux en 2004
L’année 2004 affiche une croissance du marché de l’ameublement de 3,1 % sur tous les segments de meubles (meubles meublants, literies, canapés, mobilier de jardin, salles de bains, cuisines) et sur tous les types de distribution. L’année 2004 est également marquée par des rythmes de croissance relativement équivalents entre les familles de produits.
En ce qui concerne les meubles meublant, la croissance atteint 1 % en 2004 après des années difficiles en 2002 et en 2003. A la fin 2004, il est à noter que les ensembles living sont de plus en plus présentés dans les magazines de décoration dans des configurations modernes, contemporaines, ethniques, exotiques, classiques et naturels. S’agissant du siège rembouré, le canapé et le fauteuil restent le premier meuble multimédia. Au vu des ventes de téléviseurs d’écran plats pour l’année 2004, nous pouvons espérer que les ventes de siège augmentent de manière significative dans les prochaines années. Les ventes de meubles de cuisine sont également en croissance en 2004 et représentent un marché de 1,76 milliard d’euros en valeur. La volonté des ménages d’accéder à la propriété et le repositionnement de deux fabricants français pour redonner des prix repères aux consommateurs sont autant de facteurs qui expliquent la croissance de ce type de meubles. Le consommateur a toujours une forte attente pour les meubles de salles de bains mais se doit de trouver un réseau de services pour la pose afin de bénéficier d’une TVA à 5,5 %. Dans ce contexte, le développement de meubles modulables est l’illustration de la difficulté des ménages à trouver des poseurs qualifiés. Le marché de la literie a été confronté à des difficultés en valeur mais pas en volume. Après le rebond de ce marché en 2004, l’année 2005 devrait être caractérisée par une forte concurrence sur les prix et par un accroissement des marques de distributeurs. Compte tenu du transfert de la télévision classique vers la chambre des parents et de l’installation des écrans plats dans le salon, le lit de la chambre des parents devient, après le canapé, le deuxième meuble des français pour la télévision. Le marché des meubles de jardin reste de taille limitée mais affiche une légère croissance pour atteindre 164 millions d’euros en 2004.
3. Le budget moyen pour l’ameublement
Le budget moyen de l’ameublement est principalement fonction de l’âge du chef de la famille. En 2004, 25 % du marché du meuble en valeur est réalisé par des ménages âgés de 18 à 25 ans, qui ont cependant vocation à décroître du fait du vieillissement de la population. Tous les concepts de distributeurs de premier habitat tentent aujourd’hui de séduire les quadras puis les jeunes seniors et les seniors.
L’analyse de la consommation de meubles depuis 1960 dans la consommation effective des ménages met en évidence un décrochage de la consommation en valeur depuis le début des années 80. Ce décrochage s’explique principalement par la meilleure organisation de la grande distribution, rendant ainsi possible une réduction des prix. Il ressort de l’étude de l’évolution du coefficient budgétaire ameublement depuis les années 60 la croissance de la grande distribution et la baisse continue de la distribution milieu / haut de gamme. Toutes les enquêtes consommateurs menées par l’IPEA en face-à-face ont démontré que les non-consommateurs de meubles se rendent essentiellement dans des grandes enseignes, faute de repères sur les prix des meubles. Pour cette raison, les enseignes de moyenne gamme qui ont développé en 2004 de nouveaux catalogues affichent une progression de leur part de marché. Comme pour tous les autres métiers, les enseignes doivent donc justifier les écarts de prix par des marques, des noms de designers ou de la publicité. L’analyse de l’évolution de la consommation depuis les années 60 permet par ailleurs de prendre la mesure de la croissance du multimédia et de la place des supports d’enregistrement de l’image et du son depuis 1995. La forte augmentation de la mise en chantier de logements et l’engouement des ménages français pour la maison individuelle laissent par ailleurs penser que les dépenses de meubles devraient croître en 2005 et 2006. L’étude de l’évolution des budgets moyens par circuit de distribution permet en outre de relever le rapprochement des budgets moyens pour l’équipement du foyer et pour le jeune habitat.
4. La structure de la distribution
L’évolution des taux de pénétration des différents modes de distribution met en exergue la forte présence de la grande distribution, le redéploiement vers le multistyle des enseignes de moyenne gamme en 2004 et la croissance significative de certains circuits de distribution pour le jeune habitat. Dans ce contexte, les enseignes et les marques de fabricants devraient accroître leurs dépenses de publicité pour donner des repères aux consommateurs. Elles devraient notamment se focaliser sur les nouveaux supports de publicité comme le journal télé deux semaines. L’évolution de la distribution illustre la perte de part de marché de la distribution milieu de gamme au profit de la grande distribution. En France, ce phénomène est particulièrement marqué. Compte tenu de la part de marché limitée de la distribution milieu de gamme, nous pouvons estimer que ce mode de distribution peut se redéployer si le marché augmente en valeur. Avec une croissance du marché en valeur de 1, 2 ou 3 %, la grande distribution parviendra toujours à gagner des parts de marché.
5. La concurrence étrangère
De leur côté, les industriels annoncent une progression du marché français de 3,1 %. Dans le contexte de mondialisation, la croissance du marché profite cependant davantage aux industriels étrangers que français. Les industriels qui affichent une progression à deux chiffres de leur vente ont des marques ou ont des process de production performants et automatisés. La France doit par ailleurs faire face à la concurrence de ses voisins européens, notamment allemands qui cherchent des débouchées sur le marché français. Avec une production allemande largement délocalisée dans des pays d’Europe de l’Est, en Afrique du Sud, au Brésil et en Chine, le premier secteur impacté en France est celui de la cuisine.
L’évolution depuis 1991 du commerce extérieur français dans le domaine de l‘ameublement permet de prendre la mesure de la progression des importations, de la légère diminution des exportations depuis l’année 2000 et de la baisse du taux de couverture, malgré l’absence d’impact violent de l’évolution de la parité euro / dollar. Les pays de l’Union européenne représentent 67,9 % des clients de la France. Les importations hors Union européenne sont par ailleurs en augmentation, notamment pour la Chine, l’Indonésie et la Roumanie.
III. Les perspectives 2005
En dépit des effets d’annonce sur la morosité du marché du meuble en 2005, l’année 2005 devrait être, selon l’IPEA, une année satisfaisante. L’augmentation du nombre de permis de construire, la place de la maison ou de l’habitat dans la presse décoration ou féminine, la volonté des Français de devenir propriétaires de leur logement et de faire des achats plaisirs sont autant de facteurs qui expliquent l’engouement des consommateurs pour la maison et l’habitat. L’augmentation de l’accession à la propriété permet en outre d’accroître le budget moyen des ménages pour l’achat de meubles.
D’après une étude réalisée par l’IPEA à la fin du mois de novembre 2004, il apparaît que deux tiers des Français ont déjà des intentions d’achat pour 2005. Les récalcitrants en intention d’achat sont les retraités, les ménages habitant la région Nord-ouest et les ruraux. Ceux-ci ne changeront pas pour un style mais opteront pour plus de fonctionnalité et d’ergonomie. Pour attirer ces consommateurs qui n’ont pas de besoins d’ameublement, une stratégie d’offres est la seule stratégie adaptée à ces populations. Les meubles meublants, les rideaux et les coussins sont les types d’ameublement les plus fréquemment cités lors des intentions d’achat des consommateurs. Sur la base des enquêtes consommateurs menées par l’IPEA sur les huit familles de meubles, il apparaît que le style jeune est régulièrement cité dans les intentions d’achat des Français. Les intentions d’achat des Français pour les canapés illustrent le renouveau des ensembles modulables, vraisemblablement en raison de la démocratisation de l’écran LCD qui pousse le consommateur à faire l’acquisition d’un nouveau canapé pour regarder la télévision de manière différente. En ce qui concerne les tapis, les rideaux et les coussins, les tendances jeune et exotique sont également mises en avant par les consommateurs.
Compte tenu de la multitude de positionnement de concepts de distribution, le prix apparaît comme le levier principal sur le marché du meuble. Dans un marché en croissance, il est à noter le redéploiement de concepts purement discount et la volonté de nombreux industriels d’écouler leur production, notamment sur le marché du hard discount. Dans le domaine de la distribution, le marché français de la moyenne gamme est sans doute confronté à des problèmes liés aux délais de livraison. Les délais de disponibilité des produits sont souvent problématiques et incitent les consommateurs à reporter leurs achats sur le secteur de la grande distribution, malgré les légères différences de produits. Le développement de la publicité à la télévision en Angleterre a permis de faire évoluer les mentalités des consommateurs vis-à-vis du meuble et d’accroître les ventes de moyenne gamme dans de nouveaux circuits de distribution. Terence Conran, le fondateur d’habitat, a lancé en Angleterre le concept, Content by Conran, en association avec le premier fabricant de meubles anglais. Ce designer affiche sa volonté de développer un habitat de milieu de gamme avec des marques fortes à l’international. Ce nouveau concept permettra vraisemblablement de donner de nouveaux repères aux consommateurs.
Enfin, la forte croissance des ventes de meubles d’E-Bay laisse penser que la distribution de meubles par Internet devrait de plus en plus émerger. Cette évolution des circuits de distribution modifie totalement les mentalités des consommateurs, qui chercheront de plus en plus à se renseigner avant leurs achats.
Questions et débats
De la salle
Il semble que le secteur du meuble pour les personnes handicapées et les personnes âgées intéresse peu les fabricants. Pour autant, 20 millions de personnes ont des handicaps à des degrés divers et 1,5 million de personnes ont une mobilité réduite.
Christophe GAZEL
Le principal problème du marché du meuble n’est pas de créer des produits mais de trouver des circuits de distribution adaptés aux produits. Force est de constater que la distribution de ce type de produits est peu développée en France. Jusqu’à présent, le mobilier médicalisé n’est vendu que par des enseignes spécialisées qui bénéficient notamment de remboursements de la part de la Sécurité Sociale.
De la salle
Quel est l’impact du télétravail sur l’équipement de la maison ?
Christophe GAZEL
Le faible équipement en ordinateurs et la faible pénétration d’Internet et de l’ADSL sur le marché français ont repoussé l’émergence de ce type de meubles. De nombreux mobiliers existent d’ores et déjà pour le télétravail mais ont été peu développés en l’absence de ventes satisfaisantes. Jusqu’à présent, les Français ne réalisent pas d’investissements importants d’aménagement pour le télétravail mais optent pour des meubles ayant de fortes capacités de rangement ou des ordinateurs portables. Une étude de l’IPEA sur la chambre à coucher idéale a mis en évidence la demande de capacité de stockage des Français pour leurs dossiers personnels. Peu d’armoires dressing ont prévu un aménagement pour le travail. Les évolutions à venir pour l’ameublement du télétravail et les ventes de bureaux dans les enseignes de distribution traditionnelles bouleversent le marché du mobilier de bureau professionnel qui enregistre une décroissance de ses ventes de 10 % depuis deux ans.
De la salle
Existe-t-il des taux de renouvellement contrastés entre les styles d’ameublement ?
Christophe GAZEL
Depuis 1978, le marché français a pris l’option des meubles de style ancien de type Louis-Philippe ou directoire. Les taux de renouvellement ne sont visibles que depuis 3 ou 4 ans. La durée de vie des canapés est passée de 15 à 10 ans et atteint 4 ou 5 ans pour des produits à la mode. Le taux de renouvellement dépendra de la volonté du consommateur de se libérer d’un parc de mobilier ancien. La réticence des consommateurs à jeter leur produit ou à les revendre auprès de distributeurs est le seul frein qui limite le renouvellement. Il conviendra de trouver des solutions pour que les consommateurs se débarrassent de leur parc de mobilier.
De la salle
Peut-on considérer que la télévision est le meilleur média pour la construction d’une marque ? Je reste, pour ma part, persuadée que la presse a un rôle à jouer dans le soutien des enseignes qui travaillent leur mix produit.
Christophe GAZEL
La presse joue un rôle pour construire une marque. Au vu des annonceurs sur le marché de la presse décoration, le ticket d’entrée pour un industriel qui souhaite faire de la publicité sur ce support est élevé. Par conséquent, les fabricants de meubles qui annoncent sur ce type de presse adoptent une stratégie à moyen ou à long terme. L’impossibilité pour les distributeurs de faire de la publicité sur une chaîne hertzienne les incite à faire du parrainage. Le média télé est en effet le média le plus rapide et le plus efficace pour créer une notoriété spontanée. Pour éviter la confusion des annonceurs sur la presse décoration, les attachés de presse auront donc un rôle à jouer pour que les produits soient mieux ciblés sur ce type de revues.
De la salle
Quelle est la ventilation de la croissance des sièges rembourrés ? Quelles sont les ventes des canapés d’angle ?
Christophe GAZEL
L’effet « génération vautrée » est une tendance liée au multimédia et représente près de 6 ou 7 % des ventes en valeur. Les canapés d’angle sont un véritable phénomène de société mais ne correspondent pas toujours aux attentes des seniors, qui jugent leur assise inconfortable.
l'europe du meuble
importation de meuble en france
IPEA
le salon de vienne
le livre blanc
plaquette salon du meuble janvier 2006
IPEA chiffres clés
Extrait du Meubloscope 2005 paru le 13 janvier 2005 |
La consommation de meuble domestique en France en 2004
Un marché de 8,57 milliards d'euros.
La consommation des ménages français en meuble s’établit à 8,57 milliards d’euros en 2004 soit une progression de 3,1% (euros courants) par rapport à l’année précédente.
Les différentes stratégies des professionnels du marché et leurs efforts en matière de communication ont été récompensés.
Néanmoins, ce retour à la croissance peut être interprété comme un effet de rattrapage de la part des Français puisque cette reprise fait suite à une forte contraction des ventes de meubles au cours des deux dernières années.
La progression du marché du meuble a concerné l’ensemble des familles de produits.
Après avoir subi une érosion de 20% de la valeur de ses ventes au cours des trois dernières années, les meubles meublants retrouvent enfin le chemin de la croissance.
Le siège rembourré est la famille de produits qui a le plus contribué à la croissance du marché notamment grâce au développement accru du siège de relaxation.
Les ventes de meubles de cuisine ont de nouveau dopé le marché. Cette performance s’explique par l’important arsenal publicitaire mis en œuvre par les enseignes, le renouvellement de leur offre mais aussi par le maintien de la TVA à 5,5% et aussi la bonne tenue de l’immobilier.
Les actions communes menées par les différents acteurs de la profession pour la promotion de la literie ont permis à cette famille de renouer avec la croissance.
Une meilleure mobilisation réseaux accompagnée d’une offre produit plus contemporaine ont permis à la famille salle de bains de progresser.
Les meubles de jardin bénéficient de l’engouement des Français pour les meubles « indoor/outdoor ».
La décoration intérieure, c’est tendance!
La voix du nord
Edition du Vendredi 11 Novembre 2005
Actualite / Economie / Page 1 / Article 1
> Décodage
| Le marché du meuble est en progression et le style moderne supplante désormais largement le rustique La décoration intérieure, c’est tendance! |
«EN France, 70 à 80 % des appartements sont blancs. Pour moi, c’est une maladie ! » Militant convaincu de la couleur sur les murs, Yoann Houilliez relooke les intérieurs sous la franchise Franckd. Et si lui en a fait son métier, il semblerait que sa passion pour l’aménagement de la maison soit de plus en plus partagée, comme le soulignent les exposants du salon Amenago qui se tient jusqu’à dimanche à Lille.
• L’influence belge. – Le plus grand magasin de meubles de la région, Ikéa (Lomme), a accueilli plus d’un million de clients en 2004-2005, en progression de 12 %. Un pôle commercial d’équipement de la maison est en train d’émerger à Hénin-Beaumont, avec des enseignes comme Lapeyre, Casa et Ikéa. Ce n’est pas un hasard : en 2004, les ménages français ont dépensé 8,57 milliards d’€ pour acheter des meubles, un chiffre en hausse de 3,1 %. Et sur les neuf premiers mois de cette année, la tendance à la hausse se confirme (+ 2,7 %). Selon Yoann Houilliez, « Les Français accordaient jusqu’ici davantage d’argent aux loisirs qu’à la décoration. Mais c’est en train de s’inverser. Dans la région, les gens sont particulièrement sensibles à la décoration. Il ne faut pas oublier que nous sommes frontaliers avec la Belgique qui est très ouverte sur le design. »
De plus en plus, on recherche le confort, le bien-être au quotidien. Les 35 heures, aussi, laissent plus de temps pour aménager son intérieur... Et en profiter. Par ailleurs, la bonne tenue de l’immobilier entraîne avec elle le mobilier : quand on achète un logement, il faut bien le meubler.
• Un logement harmonisé. – « On ne fait plus de vente sur un produit aujourd’hui. On fait une vente sur une décoration », explique Julien Maarek de Casa Salons. Il faut que la petite table d’appoint soit assortie au canapé, lui-même en parfaite harmonie avec le tapis et le tableau accroché au mur. « Actuellement, les clients veulent tout, mais avec des petits prix. » Alors d’aucuns n’hésitent pas à s’endetter pour s’offrir le salon de leurs rêves. Dans certains magasins, 40 % des ventes sont effectuées à crédit.
• Salle de bains fashion. – Toutes les pièces de la maison sont désormais soumises au diktat de la mode : 68 % des meubles vendus en 2004 étaient de style moderne et contemporain, quand 32 % étaient anciens et rustiques. Les lignes épurées, minimalistes sont très prisées. Les meubles sont exotiques, en teck, dans les salons et salles à manger, design dans les cuisines et même les salles de bains : « Il y a 20 ans, sur ce salon, je n’aurais présenté que des chauffe-eau, des lavabos en colonne et des baignoires en fonte. Il n’y avait pas de meubles. Ça n’existait pas ! », rappelle Jérôme Poirier, de Comptoir sanitaire à Lille. Aujourd’hui, les meubles wengé côtoient les meubles lookés ou rose fushia, les douches sont grandes, les baignoires balnéo. « Le budget de la salle de bains rattrape celui de la cuisine. Même si, quand on crée sa maison, la cuisine passe en priorité. » La cuisine, justement. « Le panier moyen augmente. Il est aujourd’hui de l’ordre de 7 500 €E », précise Grégory Lecomte, responsable du magasin Cuisines plus de Leers. C’est d’ailleurs ce secteur qui tire son épingle du jeu : les ventes de meubles de cuisine ont progressé de 5 % en 2004.
Valérie SAUVAGE
Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison
Source d'envie et de plaisir
Chaque année, un Français sur trois achète au moins un meuble ( source Institut de Promotion et d'Etudes de l'Ameublement ) et ce n'est pas un hasard.![]()
En effet, le consommateur peut aujourd'hui trouver réponse à ses besoins les plus variés de confort et de fonctionnalité, en s'adressant à des distributeurs qui savent lui apporter les solutions les mieux adaptées aux nouveaux modes de vie.![]()
Le consommateur trouve aussi dans les mêmes magasins les solutions idéales à ses préoccupations d'aménagement personnalisé, design ou de style. Il peut jouer des effets de mode, alliant le moderne à l'ancien, le bois aux autres matériaux, décliner les couleurs, suivre les tendances à la mode, quel que soit son budget.![]()
Loin d'être figé, le marché de l'ameublement lui ouvre ainsi des perspectives souvent encore inexploitées :sources de plaisir à se retrouver chez lui.
http://www.fnaem.fr/presentation.cfm
La France marque le pas dans la dynamique du commerce mondial
Extrait du Meubloscope 2005 paru le 13 janvier 2005 |
Evolution du commerce extérieur français de meuble depuis 1991 (en milliards d’euros)
- En 2003, le taux de couverture de notre balance commerciale se dégrade de nouveau (46%) du fait d’une progression de nos importations (+2,7%) tandis que les exportations continuent de ralentir (-5,7%).
- A l’international, la France devient de moins en moins compétitive face à la concurrence des pays à faibles coûts de mains d’oeuvre.
Part des pays dans les exportations et les importations françaises de meuble en 2003
Le Salon ZOW (Zuliefermesse Ost Westfalen)
Deuxième salon le plus important du monde destiné aux fournisseurs de l'industrie de l'ameublement (après le salon Interzum de Cologne: www.interzum.de), le ZOW (Zuliefermesse Ost Westfalen) attire chaque année et à chaque nouvelle édition de plus en plus de participants.
Ceux-ci viennent du monde entier pour visiter au moins un des salons ZOW dans l'année. Les exposants sont des fournisseurs de pièces et produits semi-finis destinés à l'industrie du meuble et de la décoration (dont une part de plus en plus importante d'entreprises chinoises); les visiteurs sont des chefs d'entreprises, des responsables de développement produit...
La marque ZOW constitue pour les participants (qu'ils soient visiteurs ou exposants) un réél gage de qualité et son image ne cesse de s'améliorer.
De plus, le salon se décline dans 5 pays:
- ZOW Bad Salzuflen
- ZOW Pordenone
- ZOW Madrid
- ZOW Moscou
- ZOW Shanghai.
Pour en savoir plus, visitez le site: www.zow.info
le marché de l'ameublement
Après des années marquées par l’érosion de la consommation, le marché de l’ameublement a connu un net rebond sur la période 1998-2001 avec un taux de croissance annuel moyen de 2,3%. Comme tout bien durable acheté dans une logique d’investissement, la consommation de meubles est particulièrement sensible aux facteurs macroéconomiques « lourds ». L’amélioration de la conjoncture à la fin des années quatre-vingt-dix a donc bénéficié au secteur. A ce phénomène, s’est ajouté l’attachement de plus en plus marqué des ménages pour leur intérieur (la maison est perçue comme la première protection contre le stress de la vie moderne). Toutefois, les incertitudes qui pèsent sur l’économie en 2002 (remontée du chômage depuis mai 2001, dégradation du moral des ménages) sont de nature à remettre en question l’embellie qu’a connu le marché. Dans ce contexte plus difficile, les enseignes comme les fabricants doivent identifier les principaux leviers d’optimisation du secteur pour poursuivre leur développement.
Comment moderniser la distribution pour répondre aux attentes des nouvelles générations de consommateurs ? L’élargissement de l’offre aux articles de décoration peut-il soutenir la demande ?
Comment les éditeurs de meubles peuvent-ils renforcer leurs marques afin d’établir une relation directe avec les consommateurs et accroître leur visibilité ? Comment les enseignes et les fabricants peuvent lutter contre l’érosion tendancielle des prix ? Quelles peuvent être les réponses des distributeurs spécialisés face à la montée en puissance des enseignes du Jeune Habitat ?
Supérieure à 2,2 % au début des années quatre-vingt, la part du meuble dans la consommation des ménages a atteint 1,65% en 1990 pour tomber à 1,31 % en 2000. Cette évolution explique que les enseignes et les fabricants ne peuvent compter que sur leur dynamisme pour assurer la croissance de leurs activités (l’exemple des enseignes Jeune Habitat prouvant que des stratégies d’offres bien conçues sont efficaces). Dans ce contexte, les principaux leviers d’optimisation pour les groupes présents sur le secteur du meuble sont :
• Répondre aux attentes de consommateurs de plus en plus exigeants (élevés dans la culture de l’hypermarché, ces derniers ne comprennent plus qu’on leur impose des délais de livraison liés à la production à la contremarque) ;
• Accroître la fréquence d’achat des consommateurs en leur proposant des articles qui s’inscrivent dans une logique d’achat plaisir (articles de décoration…) ;
• Lutter contre l’érosion des prix en mettant en avant l’innovation technique et/ou le design sur tous les sous-segments de marché sensibles à de tels arguments (literie, siège…). Cela suppose que les enseignes éduquent le consommateur et communiquent d’avantage sur la valeur ajoutée de ces offres ;
• Retrouver la confiance du consommateur dont certains ont été échaudés par des pratiques commerciales discutables. Les consommateurs sont à la recherche d’une plus grande transparence (affichage des prix notamment) ;
• Tenir compte de l’évolution de l’habitat pour adapter le format des meubles aux nouvelles attentes.
Face à ces enjeux, une reconfiguration du secteur pourrait s’ensuivre. Quelques axes peuvent être esquissés :
• Apparitions de nouveaux entrants sur le segment du meuble moderne-contemporain moyen de gamme (repositionnement de certaines enseignes, pénétration du marché par des distributeurs étrangers…) ;
• Concentration parmi les éditeurs de meubles en raison de la généralisation de la production en série et de l’apparition de marques fortes s’appuyant sur des investissements marketing élevés ;
• Marginalisation des enseignes qui n’ont pas su adopter des concepts de distribution moderne fondés sur la transparence des prix, une faible présence des vendeurs, la visibilité des gammes, le design….
source: étude publiée en juin 2002, directeur de l'étude: Fabien Kay,
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01 janvier 2006
Marketing et circuits de distribution
Cet article de Eric Shorjian analyse la configuration actuelle de la distribution de meubles et objets de décorations. Il y décrit parfaitement les différents canaux de distribution et leur clientèle cible.
"Compte tenu de leur complexité et de leur diversité, les marchés du meuble et de la décoration au sens large (chambres d'adultes, chambres d'enfants, literies, sièges, armoires, salles à manger, tables, meubles d'appoint, cuisines, salles de bains, salons de jardin, bureaux, mobiliers pour l’école ou l’entreprise. Lampes, tapis, vases, tableaux, objets) représentent donc un des secteurs où le plus grand nombre possible d'opportunités existe pour tous les acteurs : distributeurs, fabricants, sous-traitants, intermédiaires...
Autre élément à prendre en compte : les différences dans les modes de consommation dont on peut penser que beaucoup perdureront. Le consommateur français ne multipliera pas par trois sa consommation pour atteindre le niveau de l'Allemand, le Britannique vivra encore longtemps dans son "home" doté d’un petit jardin. Des différences accentuées des phénomènes plus "régionaux" : le nord de l'Espagne avec le sud-ouest de la France la Suisse
Dans ce contexte, le marketing, par la meilleure compréhension des usages et des attitudes, des demandes et des évolutions du consommateur, est plus que jamais essentiel pour répondre aux grandes tendances générales. A savoir : plus de moderne, moins d'ancien, plus de confort, plus d'objets, plus d'équipements, des meubles faciles à monter, des offres de base pour des premiers équipements, des produits haut de gamme pour des classes de population supérieures qui vont se développer dans l'avenir, des produits "pas chers" et surtout du choix.
Marchés du meuble en Europe. Les 3 alternatives stratégiques des distributeurs et des fabricants
1. Domination de la marque-enseigne
Domaine des marchés dits économiques et d'entrée de gamme où le volume est l'axe essentiel des distributeurs. Ces marchés sont censés augmenter dans tous les pays européens. Ils se développent aussi dans le moyen de gamme. Le distributeur va imposer son pouvoir par la "marque-enseigne" et il sera tenté de contrôler, de plus en plus, différentes étapes de la fabrication (création, design, logistique, services). Certains distributeurs s'interrogent pour aller jusqu'à l'acquisition d'usines, mais ils craignent également d'appauvrir leur offre en ne bénéficiant plus de la créativité des fabricants. C'est la recherche des prix les plus bas, le domaine où l'achat peut se faire dans n'importe quel pays : bureaux d'achats en Asie, centrales d'achats internationales, places de marché. Le fabricant aura du mal à instaurer un contre-pouvoir. C'est aussi le marché des hypers et des grandes surfaces de bricolage où les interlocuteurs ont tendance à ne parler qu'en termes de prix et de volume.
2. Domination de la marque – fabricant
Marchés du haut de gamme, de la haute qualité, du prestige, des matières nobles, des services, de la décoration. Même s'ils sont encore estimés à une part de 10 à 15 % selon les pays, ce sont des marchés que certains professionnels estiment atteindre entre 20 et 25 % dans les 5 à10 années à venir. La marque du fabricant est l'enjeu essentiel. C'est un marché qui verra apparaître de plus en plus de stratégies mixtes de fabricant distributeur (concessions, contrôle total ou partiel de réseaux de magasins), car c'est le meilleur moyen pour maîtriser et préserver la notoriété de la marque. C'est aussi le développement des corners et studios, déjà bien implantés en Allemagne et aux Pays-Bas.
3. Les partenariats
Entre le haut de gamme qui passe au "moins haut" et le bas de gamme qui passe au "moyen plus" ou au "moyen plus plus", c’est le pôle des opportunités car des stratégies différentes vont s'y confronter.
Les distributeurs d'entrée de gamme vont monter en gamme et développer les services pour prendre une part plus importante du marché et satisfaire cette montée en puissance de la demande du consommateur.
Les fabricants vont développer des marques spécifiques, pour étendre leurs marchés bien au-delà du haut de gamme. Des marques, des corners vont se développer dans du "moyen de gamme".
C'est le domaine du partenariat possible fabricants - distributeurs avec également des marques créées spécialement pour des enseignes, des marques réservées, des produits différenciés. C'est également le plus grand enjeu pour les chaînes de distribution à taille plus modeste, pour les groupements d'indépendants et pour la conversion des magasins dits traditionnels. Le fabricant pourra y conserver un équilibre à condition d'être, en permanence, "force de propositions" : nouveaux produits, aide marketing, formation des magasins, stratégies spécifiques par enseignes."
Source : Univers on-line (ameublement et décoration)
Info : France
Journaliste : Eric Shorjian






